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Coups de coeur

"La Saison des feux", de Celeste NG

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La saison des  feuxChronique amère d'une banlieue riche et tranquille de Cleveland, aux Etats-Unis.

M. et Mme Richardson ont toujours eu une vie bien réglée. Lui est avocat, elle travaille dans le journal local. Ils se sont connus jeunes, ont acheté une belle maison et ont quatre enfants désirés. Si les trois aînés suivent tranquillement, la plus jeune, Izzy, a le don d'exaspérer sa famille et surtout sa mère.

Tout change lorsque cette dernière loue un appartement à Mia, une jeune photographe bohème, mère d'une adolescente, Pearl, qui suit les cours dans le même lycée que les enfants Richardson. Très vite, Pearl se lie d'amitié avec Moody, le plus jeune. Un jour, Elena propose à

Mise à jour le Jeudi, 14 Juin 2018 13:40 Lire la suite...

"Ör", de Audur Ava Olafsdottir

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Ör« Ör » signifie « cicatrice », en islandais. Jonas Ebeneser a la cinquantaine. Il vit seul depuis que sa femme l'a abandonné, lui apprenant en même temps que sa fille, Nymphéa, n'était pas de lui. Sa mère est en maison de retraite, et vit dans un monde à part… Estimant qu'il n'a rien apporté, et n'apportera plus rien à personne ni au monde, il décide de mettre fin à ses jours. Mais comment se suicider sans traumatiser sa fille, son ami…. Il part donc pour un voyage sans retour dans un pays (de l'est, vraisemblablement) ravagé par la guerre, où tout est à reconstruire.

Mais Jonas a toujours travaillé, dépanné, arrangé. Et dans cet hôtel tenu par un frère et une sœur désabusés et où il est le troisième client, il commence à réparer une porte, la douche… Dans un restaurant où il est le seul client, le patron lui demande de lui fabriquer une porte…

Et petit à petit, dans ce monde où tout est à refaire, armé de sa perceuse et de ses outils, Jonas va trouver un sens à sa vie, et se reconstruire au fil de ces rencontres.

Voici un joli roman, comme souvent dans cette maison d'édition, et toujours dans les livres d'Audur Ava Olafsdottir. Le sujet pourrait être triste, et pourtant, avec une écriture fluide et délicate, l'auteur donne à cette histoire une tendresse et un humour tout en finesse.

Marie-France

Mise à jour le Mardi, 15 Mai 2018 10:26

"La dent du serpent", de Craig Johnson

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la dent du serpent« La dent du serpent est moins cruelle que la douleur d'avoir un enfant ingrat » (Shakespeare). Voici donc ce qui a donné le titre de ce dernier roman de Craig Johnson, où nous retrouvons le shérif Walt Longmire.

Tout commence à un enterrement, où une charmante octogénaire parle des « anges » qui font des réparations chez elle pendant son absence. Un peu sceptique, le shérif et son adjointe Vic vont quand même chez Barbara Thomas, où ils trouvent effectivement un adolescent réparant une fuite sous l'évier. Après une poursuite (où cet adolescent perd son pantalon) ils parviennent à l'arrêter, et se rendent compte qu'il est non seulement sous-alimenté mais totalement déconnecté de la réalité. Et voici Walt Longmire et son équipe face à une secte, un patriarche obèse père de x enfants, une mère cherchant sa fille disparue, et un homme prétendant avoir au moins deux cent ans.

Avec sa verve habituelle, son humour et son humanité, accompagné de la Nation Cheyenne, Craig Johnson nous propulse dans le comté le moins peuplé de l'état du Wyoming où d'étranges personnages jouent une drôle de partition. Dépaysement garanti avec ce dernier et excellent roman...

Marie-France

Mise à jour le Mardi, 15 Mai 2018 10:14

"Abigaël", de Magda Szabo

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AbigaëlPendant la deuxième guerre mondiale, la Hongrie se range aux côtés des allemands. C'est à ce moment que le général Vitay envoie sa fille Georgina en pension à Matula, à Arköd et ne lui laisse pas le choix. Veuf, il est obligé de se séparer de Marcelle, leur gouvernante française, qui a élevé la jeune fille depuis son plus jeune âge. Mais Gina est une jeune fille gâtée, habituée à la belle vie, à partager les distractions avec sa tante, joyeuse et un peu écervelée. Autant dire qu'elle ne se fait pas à la vie de ce pensionnat confessionnel protestant, austère et aux règles plus que strictes, et qu'elle se sent bien supérieure aux autres élèves et aux petits dérivatifs qu'elles opposent à leur condition.

Selon une vieille tradition, Abigaël, une statue de pierre dans le parc, recueille les doléances des jeunes filles, persuadées qu'elle exauce leurs vœux, les console et trouve une solution à leurs problèmes… ce qui semble être vrai. Au début sceptique et méprisante, Gina va, comme les autres, faire confiance à Abigaël…

Mise à jour le Vendredi, 18 Mai 2018 09:14 Lire la suite...

"Le zoo", de Gin Philllips

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le zooJ'avais un peu hésité à lire ce livre. Unité de temps (une seule soirée), de lieu (un zoo), d'action, je pensais que j'allais m'ennuyer un peu dans ce premier thriller de Gin Phillips. Pas du tout.

Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, profitent des derniers instants de leur visite au zoo, dans leur coin préféré, un peu à l'écart. Lorsque des bruits de « pétards » se font entendre, Joan ne s'affole guère. Jusqu'à ce qu'elle découvre des cadavres, et un homme armé d'un fusil. D'instinct, Joan va tout faire pour échapper au tueur et mettre son enfant à l'abri. Tout au long de ce livre, on suit la détresse mais surtout le courage de cette femme, prête à tout pour rassurer son enfant, et éviter le pire. Son instinct peut lui faire faire aussi des choses peu avouables… D'un bout à l'autre, on ne lâche pas cette course poursuite. Vraiment un bon thriller.

Gin Phillips est l'auteur de cinq romans, « Le zoo » est le seul à être traduit en français.

Marie-France

Mise à jour le Mercredi, 09 Mai 2018 14:49

"Les joies d'en bas", de Nina Brochmann et Ellen Stokken Dahl

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les joies d'en basOn peut dire que « le charme discret de l'intestin » a eu un gros succès.

Basé sur le même principe, ce livre, écrit par deux étudiantes en médecine norvégiennes aura sûrement le même. Choquées par l'hypersexualisation en vigueur dans certains lycées norvégiens, ces deux jeunes femmes ont décidé que leurs concitoyennes de tous âges devaient se réapproprier leur corps et leur intimité.

En commençant par une description sans faille de notre appareil génital, elles n'évitent ensuite aucun sujet : sexualité, orgasmes, contraceptions, problèmes gynécologiques… tout y passe, de façon ludique et néanmoins scientifique. (Il y a même quelques exercices…)

L'histoire de la gynécologie, ainsi que les différentes théories, au cours des siècles, sur le plaisir féminin sont largement évoquées, et si elles sont relatées sur un ton humoristique, elles n'en sont pas moins réelles et franchement déculpabilisantes.

Les dessins simplifiés et pourtant justes ajoutent une note joyeuse à ce livre génial, à mettre entre toutes nos jolies mains. Une belle réussite, pour décomplexer les femmes sur ce sujet traité habituellement de manière doctorale et rébarbative. Un beau coup de coeur !

Marie-France

Mise à jour le Mercredi, 09 Mai 2018 14:51

"LaRose", de Louise Ercrich

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LaRoseRarement l'expression « entre tradition et modernité » n'aura été aussi bien adaptée qu'à ce dernier roman de Louise Erdrich.

Landreaux et Peter sont voisins et amis, mariés à deux demi-sœurs (qui ne s'entendent pas). Landreaux et Emmaline ont deux filles adolescentes, et deux garçons plus jeunes, plus le fils d'un ancien ami qu'il a adopté, presque adulte. Peter et Nola ont une fille, Maggie, un peu difficile, et Dusty, un petit garçon de l'âge de LaRose, le plus jeune fils de Landreaux.

Leur vie bascule le jour où, en voulant abattre un cerf, ce dernier tue accidentellement Dusty, le fils de Peter. Dévastés, Landreaux et Emmaline choisissent, pour réparer le mal, d'observer une ancienne coutume ojibwé : donner à Peter et Nola leur plus jeune fils, LaRose.

Ce livre raconte comment ce petit garçon de cinq ans, ballotté entre les deux familles, mais détenteur d'une rare maturité, va vivre la séparation avec ses parents, et l'acclimatation dans la famille de Peter. Louise Erdrich nous fait remonter jusqu'à la première LaRose, une petite fille pas banale, recueillie par un trappeur, Mackinnon.

Entre chamanisme, drame et résilience, mais aussi problèmes actuels, de couple ou d'adolescents, l'auteur nous fait voyager dans un paysage générateur de sagesse et dans le monde d'aujourd'hui, où les indiens tentent de retrouver la place qui leur revient de droit.

Univers à la fois étrange et actuel, ce roman, à mon avis, reste le meilleur avec « La chorale des maîtres bouchers ».

Marie-France

Mise à jour le Vendredi, 18 Mai 2018 09:16

"L'empire de l'or rouge", de Jean-Baptiste Malet

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l'empire de l'or rougeVous aimez la sauce tomate ? Moi aussi. J'adore.

Pas toujours le temps de la faire, alors comme beaucoup, je me rabats sur les coulis, en supermarché, ou les concentrés. Mais après avoir pris connaissance de cet excellent livre de Jean-Baptiste Malet, je crois que je vais acheter mes tomates sur le marché, et faire mes sauces moi-même…

Incroyable, édifiant…. L'auteur commence par la Chine, où sur une superficie de 2,3 hectares, femmes et enfants coupent et ramassent des tomates à une cadence infernale, pour une somme ridicule : l'équivalent de 30 centimes d'euros pour un sac de 25 kilos. Que, bien sûr, elles doivent porter.

Cette tomate n'a rien à voir avec celles que l'on connaît. C'est un produit hybride, crée pour rentabiliser un maximum avec très peu d'eau, une chair très compacte, et une peau très épaisse pour résister à l'écrasement. Bref, un rêve…

Sans vouloir vous dégoûter de la sauce tomate, je vous conseille quand même de prendre connaissance de cette enquête, des lobbies qui gèrent ce qu'il faut appeler un commerce international, bien loin de nos conserves locales….

Marie-France

Mise à jour le Vendredi, 18 Mai 2018 09:18

"La terre est ma demeure", de Thich Nhat Hanh

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la terre est ma demeureThich Nhat Hanh est un moine zen bouddhiste, vietnamien, adepte de la pleine conscience et qui a vécu en exil forcé pendant quarante ans. Toute sa vie, il a oeuvré pour la paix, et la réconciliation. Agé aujourd'hui de 91 ans, il vit à présent dans le Village des Pruniers, un centre bouddhique qu'il a fondé.

Dans cet ouvrage qui est en quelque sorte sa biographie, il relate dans des chapitres courts des anecdotes, des morceaux de sa vie, ses rencontres, avec Martin Luther King, mais aussi des anonymes, des vétérans de la guerre du Vietnam. A ces hommes brisés, et qui ont brisé aussi tant de vies, il tente d'apporter le réconfort et l'espoir d'une guérison.

Cet ouvrage est une parenthèse dans notre vie. Nul besoin de le lire d'une traite, il faut au contraire le savourer, et s'imprégner de la bonté de ce personnage qui fait l'éloge de la résilience et du pardon.

C'est un petit moment de repos. Même si notre manière de vivre est souvent en contradiction avec la pleine conscience et la compassion qu'il essaime au fil des pages, Thich Nhat Hanh nous offre un moment de répit, et la vision qu'un autre comportement est possible. Il nous montre qu'avec des moyens très simples, de la patience, on peut modifier des attitudes agressives et retrouver également un peu de sérénité.

N'hésitez pas à aller sur son site, très beau, à l'image de ce personnage hors du commun.

Marie-France

Mise à jour le Vendredi, 18 Mai 2018 09:21

"Les déraisons", d'Odile d'Oultremont

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les déraisonsEn découvrant chez moi le sujet de ce roman pris au hasard sur la table, j'ai eu un soupir de découragement : un homme apprend en même temps qu'il fait partie d'une « restructuration », et que son épouse a des tumeurs au poumon.

Eh bien non, l'auteure a réussi ce tour de force de faire avec cette trame un roman lumineux, presque joyeux et optimiste. Cela tient bien sûr à la personnalité d'Adrien, et surtout celle de Louise, peintre, artiste, complètement fantasque. Cette femme, qui a vu en Adrien autre chose qu'un vieux garçon mou et routinier, qui a baptisé son chien Le-Chat, est un personnage extraordinaire, qui va vivre sa maladie en la considérant presque d'un œil extérieur. Le roman démarre au tribunal, où Adrien est accusé d'avoir indûment perçu une année de salaire sans venir travailler. Relégué au sous-sol d'Aqua Plus, sans téléphone ni ordinateur, il explique au président du tribunal (assez atypique lui aussi) avoir consacré cette année à « danser » avec sa femme plutôt que de ne faire … rien. Il va effectivement profiter de la dernière année avec sa femme,

Bref, une très jolie histoire qui se lit d'une traite, une très belle écriture, des personnages hors du commun (enfin, surtout Louise) et une magnifique histoire d'amour. Serait-ce un coup de coeur ? Mais oui.

Scénariste, en couple avec Stéphane de Groot, Odile d'Oultremont signe là son premier roman.

Marie-France

Mise à jour le Vendredi, 18 Mai 2018 09:29

"Mille petits riens", de Jodi Picoult

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mille petits riensRuth Jefferson a la quarantaine. Elle travaille depuis vingt ans à l'hôpital en maternité, où elle soigne les jeunes mamans et leur bébé. Passionnée par son métier et efficace, elle est une infirmière professionnelle, appréciée autant de ses collègues que des patientes. Ah oui, j'oublai : Ruth est africaine-américaine, donc noire… Elle ausculte un jour un bébé, et sent les parents réticents. Et pour cause, ce sont des « suprémacistes » blancs. Ils demandent à voir l'infirmière en chef, et exigent qu'aucune africaine-américaine ne doit s'occuper de l'enfant. Peu de temps après, le bébé décède en présence de Ruth. Celle-ci est aussitôt montrée du doigt, et accusée de meurtre. L'avocate commise d'office, Kennedy, voit là l'occasion de traiter enfin sa première affaire, et va prendre le dossier de Ruth en main.

Tout au long de ce roman, on va suivre la préparation et le déroulement du procès, l'hypocrisie du système (ne pas mentionner le racisme, alors que c'est le fondement même de cette affaire) et les efforts de Kennedy pour comprendre Ruth.

Mise à jour le Vendredi, 18 Mai 2018 09:28 Lire la suite...

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